Communiqué 13 mai 2009 Francine Lalonde    

Le droit de mourir dignement

FRANCINE LALONDE DÉPOSE ENCORE

UNE FOIS SON PROJET DE LOI

Ottawa, le mercredi 13 avril 2009 - La députée du Bloc Québécois de La Pointe-de-l’Île Francine Lalonde a déposé une nouvelle fois son projet de loi privé modifiant le code criminel canadien afin de permettre le droit à une personne de choisir de mourir dignement.

Déposé une première fois en 2005, un court débat avait eu lieu de 31 octobre de la même année à la Chambre des communes. Puis d’élection en élection, ce projet de loi, que madame Lalonde avait amélioré entre-temps, est allé par deux fois mourir au feuilleton. Le nouveau numéro du projet de loi est le C-384

«Le temps est venu pour ce parlement de trouver sa voie propre vers la décriminalisation de l’aide médicale à mourir, aide si importante pour certaines personnes dont la souffrance ne peut être soulagée que par cette ultime compassion», a déclaré la députée au moment de ce dépôt, mercredi après-midi.

«Ces dernières années, les parlements de trois pays de l’Union européenne et de deux États des États-Unis( ceux-ci après des référendum) se sont donné des lois qui autorisent les médecins, dans certaines circonstances dont la demande expresse des patients en fin de vie, soit à les aider à mourir, soit à leur prescrire les médicaments nécessaires.» a-t-elle ajouté.

Rappelons que les Pays Bas et la Belgique ont adopté des lois semblables respectivement en 2001 et 2002, suivis depuis quelques mois du Luxembourg. L’Oregon autorise le suicide assisté depuis 1997 et l’État de Washington, après un référendum favorable le jours des dernières élections présidentielles en novembre 2008, vient d’adopter une loi semblable à celle de l’Oregon.

La députée Francine Lalonde a conclu sa présentation en ces termes : «De sérieuses recherches sur l’application de ces lois et leur encadrement minutieux montrent clairement que la plus grande crainte exprimée dans ce parlement il y a quelques années, soit celle des abus, d’une hypothétique pente glissante, ne s’est d’aucune façon avérée.»

«Il y a une remarquable progression dans l’opinion publique quant à la nécessité d’une telle loi. De plus en plus de personnes croient qu’elles devraient avoir le droit de choisir, le moment venu.»

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