L’État de Washington a adopté le

référendum sur le suicide assisté



Les électeurs de l’État de Washington ont voté le 4 novembre dernier à 59% contre 41% en faveur de l’Initiative 1000, projet de loi qui permettra aux médecins de prescrire une dose létale de médicament à des patients qui ont moins de six mois à vivre, comme c’est le cas depuis dix ans dans l’État voisin de l’Oregon.

De nombreux États américains profitent de l’élection présidentielle pour soumettre des projets controversés à la volonté populaire.

Comme en Oregon, la future loi de l’État de Washington prévoit des restrictions pour limiter les cas et empêcher les abus. Les patients doivent faire deux demandes orales et écrites distinctes, à deux semaines d’intervalle, être sains d’esprit ne pas souffrir de dépression. Leur requête doit être approuvée par deux médecins différents. Et les médecins ne peuvent pas administrer la dose mortelle.

On attribue en partie le moment choisi pour ce referendum à la décision de la Cour Suprême des États-Unis de 2006 qui a rejeté une demande du ministère de la justice de l’Oregon qui voulait cesser d’appliquer la loi. Des groupes américains pour le droit de mourir dans la dignité ont alors décidé que le temps était venu de soumettre cette question à l’électorat d’un autre État. Les électeurs des États du Maine et du Michigan ont récemment rejeté des projets de loi semblables. Dans le Maine, en 2000, le vote avait été de 51% contre 49%.

L’État de Washington compte un peu plus de 5 millions d’habitants et sa capitale est Seattle. C’est l’État situé à l’extrême nord-ouest, avec une frontière commune avec la Colombie Britannique, au Canada. Ne pas confondre avec la capitale américaine, Washington d.c., le district de Columbia où se trouve la Maison Blanche.

Nul doute que l’expérience de l’État voisin de l’Oregon a joué en faveur du projet de loi. Nous allons bientôt publié un texte sur ces dix ans de suicide assisté en Oregon.

Guy Lamarche